Voiture immobilisée dans la neige sur une route de montagne au crépuscule

Bloqué dans la neige : quoi faire, dans quel ordre

La réponse courte : arrêtez d’accélérer. C’est le premier réflexe et c’est le mauvais : une roue qui patine fait fondre la neige sous elle, et l’eau regèle en glace. Vous transformez un problème de motricité en problème de glace. La méthode tient en six étapes, et la première est de couper le contact avec l’accélérateur.

Les trois réflexes qui aggravent tout

  • Insister à l’accélérateur. Chaque seconde de patinage polit la neige et creuse une ornière glacée.
  • Braquer à fond. Des roues en biais opposent une résistance maximale et ne transmettent plus rien.
  • Sortir en laissant la voiture en travers. Si vous bloquez la voie, vous bloquez aussi les secours et le chasse-neige.

La méthode, dans l’ordre

1. Sécuriser

Feux de détresse. Gilet enfilé avant de sortir. Triangle si vous êtes sur une voie de circulation et que la visibilité le permet. En virage sans visibilité, ne posez pas de triangle : restez dans le véhicule, ceinture bouclée, et appelez.

2. Regarder ce qui bloque

Trois situations différentes, trois solutions différentes.

  • Les roues patinent mais la voiture est libre : c’est un problème d’adhérence. Passez au point 3.
  • Le châssis repose sur la neige : les roues tournent dans le vide parce que la voiture est « assise ». Il faut dégager sous le véhicule avant tout.
  • Une roue est dans le fossé : n’insistez pas, appelez. Tirer une voiture du fossé sans matériel abîme plus que ça ne sauve.

3. Dégager les roues

À la main, avec le grattoir, avec une planche : retirez la neige devant et derrière les roues motrices sur environ un mètre. C’est ingrat et c’est ce qui marche.

4. Monter l’équipement

C’est maintenant, pas avant. Sur les roues motrices — à l’avant sur une traction, à l’arrière sur une propulsion. Voir sur quelles roues monter les chaussettes.

Sur une voiture « assise », montez l’équipement après avoir dégagé sous le châssis : tant que le poids ne repose pas sur les roues, aucun dispositif ne servira.

5. Repartir en douceur

  • Roues droites. Alignez avant d’accélérer.
  • Deuxième vitesse sur une boîte manuelle, mode neige sur une automatique. Moins de couple, moins de patinage.
  • Accélérateur au millimètre. Si la roue patine, levez le pied immédiatement.
  • Le balancement. Si vous êtes dans une ornière, alternez marche avant et marche arrière pour prendre de l’élan. Sans brutalité, et pas plus de quelques tentatives : au-delà, vous polissez.

6. Ne pas repartir tout de suite

Une fois sorti, roulez jusqu’à une zone dégagée et arrêtez-vous. Vérifiez que l’équipement est bien en place et que rien ne s’est déplacé pendant les manœuvres.

Quand il faut appeler, tout de suite

  • Véhicule dans le fossé ou en travers d’une voie rapide.
  • Blessé, même léger.
  • Nuit, froid vif, et personne dans les environs.
  • Une deuxième tentative de dégagement a échoué.

Le 112 fonctionne partout en Europe, y compris sans réseau de votre opérateur si un autre réseau est disponible. Donnez le numéro de la route et le point kilométrique s’il y en a un.

Pendant l’attente

  • Restez dans le véhicule si vous êtes hors de la voie. On se refroidit très vite dehors.
  • Chauffage par intermittence, pour économiser.
  • Vérifiez le pot d’échappement. S’il est bouché par la neige, les gaz remontent dans l’habitacle. C’est le vrai danger d’une attente moteur tournant.

Ce qu’il faut retenir

  • Arrêter d’accélérer est la première décision utile.
  • Dégager les roues avant de monter quoi que ce soit.
  • Repartir roues droites, en deuxième, tout en douceur.
  • Pot d’échappement dégagé si le moteur tourne à l’arrêt.

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